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 bfs-le-4-6-mai-2012
SUMMARY:Week-end de discussions des jeunes du MPS/BFS le 4-6 mai 2012 - Col
 onie dei sindacati - 5 Mai 12 00:00
DESCRIPTION:Crise du capitalisme\, crise de société\n\nQuelles conséquen
 ces pour les jeunes\, les salarié·e·s\, les femmes\, les immigré·e·s
 ?\n\nLa crise: un terme qui\, tous les jours\, est prononcé sur les radio
 s\, à la TV et qui est répercuté dans la presse.\n\nCe terme évoque un
 e sorte de maladie qui se manifeste de manière brusque et intense. Or\, c
 ette maladie dure depuis 2007. Un jour\, les gouvernements\, les (ir)respo
 nsables politiques et les banquiers affirment qu’elle est terminée. Le 
 lendemain qu’elle est de nouveau présente. Cette oscillation permanente
  entre ces affirmations  contradictoires exprime deux réalités.\n\n• 
 La première\, cette crise est propre au système capitaliste. Un adjectif
  qu’il était difficile d’utiliser il y a encore cinq ans et qui aujou
 rd’hui fait la une de la presse économique\, dite respectable. En effet
 \, cette crise a un goût de système et la couleur d’un système. Il fa
 ut donc bien le nommer: le capitalisme mondialisé.\n\n• La deuxième: c
 eux qui dirigent ce système  – et qui se camouflent derrière l’anon
 ymat des ordres venus «des marchés»\, c’est-à-dire des très grands 
 groupes industriels et financiers – s’efforcent d’imposer leurs solu
 tions pour se sortir de cette crise. Autrement dit\, ils veulent assurer u
 ne relance de leurs profits et\, ainsi\, renforcer l’appropriation de la
  richesse produite par une masse de salarié·e·s qui œuvrent à l’éc
 helle de chaque pays et du monde. Pour le faire sans être trop contestés
 \, leurs représentants politiques multiplient les annonces orchestrées s
 ur la musique du «c’est la seule solution» afin que «demain cela aill
 e mieux» !\n\nIls reprennent des chansons que des régimes autoritaires 
 aimaient entonner: «aujourd’hui c’est dur\, mais nous vous assurons q
 ue les lendemains seront merveilleux!» Un drôle de changement après l
 ’heureux renversement du mur de Berlin et la fin de ce que certains osai
 ent présenter comme du «socialisme».\n\nDès lors\, selon eux: «il fau
 t se serrer la ceinture aujourd’hui\, pour être en forme demain dans la
  bataille de la compétitivité mondiale»\; «il n’y pas d’autres sol
 utions que s’endetter pour faire des études… ou alors travailler et 
 étudier beaucoup et bien… en même temps»\; «il faut hausser les taxe
 s d’inscription à l’université\, sans quoi l’université est en da
 nger» \; «il faut travailler plus et plus vite\, pour être plus produc
 tif»…sans se poser trop de questions sur ce que l’ «on» produit\, p
 our quoi «on» le produit et pour qui «on» le produit.\n\nDans ce syst
 ème\, des centaines de millions de personnes – jeunes\, vieux\, hommes 
 et femmes – se voient dénier le droit à l’accès ou l’insuffisance
  d’accès à des biens fondamentaux: nourriture de qualité\, eau potabl
 e\, soins de qualité\, éducation de qualité\, transport public et gratu
 it (ou très bon marché)\, loisirs de qualité\, système de production d
 ’énergie respectueux de l’environnement et non dispendieux… non pas
  parce que les moyens matériels\, techniques\, scientifiques d’assurer 
 tout cela n’existent pas. Non\, mais pour une raison: parce que cet acc
 ès est réservé\, de manière très inégalitaire\, à ceux qui disposen
 t d’un pouvoir d’achat suffisant. La satisfaction de besoins essentiel
 s pour l’humanité est conditionnée à la demande solvable et donc à l
 a possibilité de rentabiliser les investissements de pas plus de 3000 gra
 ndes firmes à l’échelle du monde.\n\nUn coup d’œil sur le monde ré
 el – et pas sur celui de la publicité enchanteresse – suffit pour con
 firmer ce que nous affirmons. D’un côté\, les firmes qui font les bén
 éfices les plus importants sont celles des produits de luxe\, des voiture
 s haut de gamme\, etc. Ce sont aussi elles qui distribuent le plus de divi
 dendes (les intérêts d’une action) à leurs actionnaires. De l’autre
 \, l’ouverture d’un nombre croissant de «soupes populaires» ou de ma
 gasins hard discount afin de permettre à celle et ceux dont les salaires 
 sont compressés de pouvoir se nourrir\, même si la qualité de la nourri
 ture porte atteinte à la santé. Et cela\, bien que tous les jours\, les 
 médias nous disent que pour être en «bonne santé»\, il faut manger ci
 nq fruits\, cinq légumes\, etc.… D’un côté\, une incitation forte 
 à acheter des véhicules motorisés\, à crédit\, avec leurs effets poll
 uants divers\; de l’autre côté\, des transports publics toutes les ann
 ées plus chers\, insuffisants (et donc qui obligent à disposer d’une v
 oiture pour se rendre au travail). D’un côté\, il faut apprendre à «
  gérer le stress  – aux études et au travail – pour être en forme
 »\;  de l’autre\, des rythmes de travail de plus en plus durs et des 
 évaluations lors des études de plus en plus harassantes et\, souvent\, v
 ides de sens réel. D’un côté\, un temps de travail qui doit être all
 ongé – sur la semaine comme sur la durée de la vie – et\, de l’aut
 re\, un chômage des jeunes (de 15 à 24 ans) qui devient alarmant: 1 sur 
 2 en Espagne\, en Italie. Une réalité qui va tendre à se généraliser\
 , avec les «petits boulots» et les «stages non payés».\n\nMais au mê
 me titre où il est possible de combattre une maladie\, il est possible de
  s’opposer à ceux qui utilisent la crise née de leur système. Pour ce
 la\, il faut d’abord comprendre d’où vient cette crise capitaliste\;
   comment elle s’exprime à la superficie (chômage\, précarité\, app
 auvrissement de couches entières)\; en quoi les inégalités sociales\, l
 es inégalités entre hommes et femmes\, les discriminations contre les im
 migré·e·s font partie d’un même système\; pourquoi les centrales nu
 cléaires ont été un choix rentable des quelques grands groupes contrôl
 ant la production d’énergie\; etc.\n\nEnsuite\, il faut examiner les mu
 ltiples voies empruntées par ceux et celles qui refusent de plier l’éc
 hine et de trouver cette crise comme «normale et naturelle»\, alors qu
 ’elle est le produit d’une machine mise en place et contrôlée par un
 e minorité qui veut commander aux machines et aux êtres humains.\n\nCe s
 ont ces questions (et d’autres) que nous voulons discuter\, ensemble\, l
 ors du week-end de discussions organisé par les jeunes du Mouvement pour 
 le socialisme (MPS/BFS) à Rodi\, Tessin\, du 4 au 6 mai 2012.\n\nVendred
 i\, 4 mai\n\nDès 20.00: Accueil\n\nSamedi\, 5 Mai\n\n09:30 – 13:00: Pr
 écarité\, chômage et pauvreté: trois facettes d’une même médaille
  ?\n\nLes effets de la crise économique et sociale sont désormais de pl
 us en plus visibles. Différentes enquêtes font état d’une dégradatio
 n des conditions de travail et de vie\; alors même que le chômage a fort
 ement augmenté au cours des dernières années. Les jeunes et les femmes 
 sont les plus touchés. En outre\, des secteurs croissants de la société
  connaissent une précarisation de leurs conditions d’existence. Mais co
 mment peut-on l’expliquer ? S’agit-il d’une conséquence inélucta
 ble de la crise économique ? Ou y a-t-il également un affrontement soci
 al portant sur la manière dont la richesse se produit et se redistribue? 
 Quels en sont les enjeux?\n\n13:00 – 14:00: Repas\n\n14:30 – 17:30: Cr
 ise et rapports sociaux de sexe\n\nAujourd'hui les femmes sont affectées 
 de façon différenciée et cumulative par la dégradation de leurs condit
 ions de travail\, la suppression de certains services sociaux\, des diffé
 rences de salaire avec les hommes pour des emplois similaires\, ainsi que 
 par une pression énorme exercée sur elles afin qu’elles satisfassent a
 ux «normes sociales» (du «paraître» à la «double journée» de trav
 ail). L’oppression de genre n'est pas particulière à nos sociétés\, 
 puisqu’elle est très ancienne\; elle connaît toutefois des formes nouv
 elles dans la société capitaliste. Elle s’articule également aux oppr
 essions et aux inégalités de classes. Il est aujourd’hui urgent de se 
 poser à nouveau les questions suivantes : comment la société capitalis
 te se nourrit de cette ancienne oppression et la redimensionne? Qu'est-ce 
 que le genre? Quel rapport existe entre crise et rapports sociaux de sexe?
  Quels axes d’émancipation des femmes poser aujourd’hui ?\n\n19:00: 
 Repas\n\nDimanche\, 6 Mai\n\n09:30 – 11:30: La politique de l'UDC en Sui
 sse: une réponse xénophobe à la crise?\n\nDans un contexte européen ma
 rqué par le retour d’une migration des jeunes – souvent très qualifi
 és  – de pays comme le Portugal et l'Espagne vers la Suisse et d'autre
 s pays en raison du chômage massif (entre 40 et 50% parmi les moins de 25
  ans)\, les tentatives de repli et les réponses «xénophobes» fleurisse
 nt. Celles-ci tentent y compris certains secteurs de la «gauche». En Sui
 sse\, c’est toutefois bien l'UDC qui est la force politique qui hégémo
 nise les «discussions» sur les questions migratoires\, notamment avec sa
  nouvelle initiative contre «l'immigration massive». Au-delà de ladite 
 question des «étrangers»\, l’UDC formule un projet de société conse
 rvateur et réactionnaire qui l’on doit comprendre dans son ensemble. Qu
 el est le substrat idéologique de ce parti? Comment les politiques agress
 ives que l'UDC défend influencent et radicalisent les pratiques de l'Etat
  et des autres partis dans la destruction des droits élémentaires de lar
 ges couches de personnes vivant en Suisse? Dans quel contexte social et é
 conomique général prennent-elles racine? Quels axes de réponses les soc
 ialistes doivent-ils défendre pour combattre ce cours\, liant une bataill
 e sur les droits fondamentaux et démocratiques avec une lutte contre l’
 exploitation et le racisme?\n\n11:30–12:30: Conclusion du week-end: quel
 le politique face à la crise\, quelles émancipations? \n\nAprès avoir 
 débattu sur ces sujets\, quelle continuité donner au débat? Quels axes 
 politiques défendre ? Quelles perspectives émancipatrices ? Comment ti
 sser des liens avec d’autres forces qui\, en Europe\, se posent des ques
 tions semblables ? Autant de questions brûlantes à débattre.\n\n12:30:
  Repas\n\n14:00 Départ\n\nLieu: Colonie dei sindacati\, Fiesso\, 6772 Rod
 i-Fiesso (Tessin)\n\nComment s’y rendre ? Un transport collectif est pr
 évu depuis Genève\, Lausanne et Fribourg. Pour s’inscrire\, contacter 
 Nicola (076/541.03.79) ou Aris (078/647.48.50) ou jmps@labreche.ch\n\nPour
  plus de détails: http://cerclelabreche.wordpress.com
CATEGORIES:Week-end de discussions
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