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  • 20 Commentaires

    1. Bihr est excellent.

      qu’est ce qui donne un avantage comparatif a l’angleterre vs la france ? la reponse est contenue en filigrane dans le present papier et les conferences anterieures de Bihr. Brenner montre que les enclosures commencent en 1381-1450 en Angleterre, avant la defaite dans la guerre de cents ans et avant la guerre des 2 roses. de ce fait l’etat anglais a une stucture sociale et economique de meilleure qualité, « modernisée » (Bihr parle de protocapitalisme alors que Brenner-Wood parlent de capitalisme agraire), que la france quand commence la seconde guerre de cents ans (1680-1815). si on est « régressif » au plan historique, cette structure sociale modernisée en 1381-1450 et jusqu’en 1750 tient aussi a une structure socio-economique modernisée apres 1066 (concentration du systeme feodal de 4000 a 200 familles du fait de la conquete normande), la persistance d’une paysannerie libre, une structure féodale plus concentrée avant 1066 du fait des attaques vikings pendant plusieurs siècles.

      a l’inverse le systeme feodal français est beaucoup plus lache, morcelé apres la fin des carolingiens. il faut plus de 4 siecles dont l’affrontement de la guerre de cents ans pour reconstituer les debuts d’une monarchie absolue avec Louis XI et un appareil d’etat en cours de reconcentration. le capitalisme est une consequence inattendue: unintended consequence selon Brenner

      ceci a aussi des consequences sur le type d’état. l’angleterre est une nation-état avec un pool ethnique anglo-saxon se dotant tres tot d’un etat, conquerant les residus celtes (galles, ecosse, Irlande). la france est un etat-nation, une nation politique, cad l’inverse, sans frontieres ni pool ethnique distinct, devant se battre de 980 (fondation de la dynastie Capet) jusqu’a 1945 pour arriver dans ses frontieres actuelles, avec l’Alsace-lorraine »

      il faudrait reprendre l’analyse pour l’angleterre vs les pays bas. wood et brenner ont des opinions differentes si mes souvenirs sont exacts. »

    2. Oui,
      La fin de la nature (l’aboutissement de l’anthropocène) ne signifie pas la suprématie de l’humanité,le contrôle par l’homme sur la nature, mais la défaite, la déroute, l’incapacité de la société humaine à contrôler, à SE contrôler, donc la fin de l’humanité actuelle, un basculement vers une ère géologique (la logique de Gaïa) débarassée de l’illogique, de la démente et délétère humanité : est-il encore envisageable de remettre en état une homéostasie fonctionnelle de la planète avec l’espèce humaine telle qu’elle s’est révélée bornée ??

    3. Une lecture « rapide «  de l article aboutit a la conclusion que les usa, au joir d aujourd’hui, sont le fauteur de guerre principal ds le pacifique.

      On aimerait un article historique sur la période 1935-41 ds le pacifique et une illustration en Europe ds la periode 1990-30@)

      • Pour une réponse « rapide » à Willy, le principal fauteur de guerre durant les années 30 était l’empire japonais, qui a occupé la Mandchourie, puis la Chine, brièvement tenté d’attaquer l’URSS, et enfin voulu construire un empire colonial en occupant des territoires en Asie de la France, de la Hollande, du Royaume-Uni et des États-Unis

    4. Merci de publier cette analyse éclairante qui tranche avec des discours vains à n’en plus finir.
      Gilbert Achcar ne nous déçoit pas!
      Merci de le saluer au nom des juives et juifs de France opposés au « soutien inconditionnel » à Israël, opposés au colonialisme que représente le sionisme depuis ses origines, opposés à la tuerie, aux massacres en cours, opposés à la censure, à la chasse aux sorcières qui prévaut dans notre pays.
      Et merci de continuer à rendre compte d’évènements et d’un futur qui concernent tout le monde..

    5. Bonjour, merci pour cet article fort instructif ! J’ai simplement quelques interrogations sur vos remarques de fin.
      1) Vous dites que le concept de « Grande Faille » n’est pas satisfaisant, puisque certaines destructions du capitalisme ne peuvent se référer au métabolisme entre l’homme et la nature. Vous ajoutez que la surpêche rentre bien dans les clous, mais pas la fonte de la biodiversité. Je comprends que vous entendez la surpêche comme utilisation abusive et délibérée de la faune marine par nécessité d’accumulation, et la disparition de la biodiv comme « externalité » (pollution, destruction des habitats,etc.) Mais même si dans un cas il y a volonté directe de tuer et pas dans l’autre, à la fin nous arrivons à la même conclusion : une perturbation du cycle par dérèglement de la chaîne alimentaire. Donc pourquoi ne pas accepter la « Grande Faille » ?
      2) Vous affirmez que la rupture métabolique est un produit de l’accumulation du capital, et pas l’inverse. Pourtant, tel que je me représente la chaîne du fonctionnement économique du capitalisme : compétition -> + productivité -> – prix. Sauf qu’à une certaine limite atteinte le capitalisme ne peut plus davantage exploiter la terre et le travailleur, il y a une limite à la productivité. Donc les prix continuent de baisser pour faire face à la concurrence, mais la productivité reste la même. L’entreprise a donc un problème de soutenabilité financière. C’est pour cette raison qu’elle doit alors augmenter les quantités produites. CA = P*Q. Si P baisse, Q doit augmenter pour contrebalancer. compétition -> + productivité -> – prix -> +quantité (accumulation). Dans le monde réel, l’entreprise n’attend pas d’être insoutenable pour commencer à augmenter la quantité qu’elle produit. Mais c’est donc quand même la limite de la productivité, et donc la rupture métabolique puisque l’on vient trop puiser dans le sol (1ère loi) ou on lui donne trop de matière organique (2ème loi), qui est la source de l’accumulation du capital, qui lui vient dans un second temps.
      Non ?
      Merci pour un éclaircissement sur ces deux points!


      • Alain Bihr
        Sur le premier point. Autant le concept de «faille métabolique» (en fait de perturbation métabolique) est clair, autant celui de «Grande faille» qui procède d’une réduction à la précédente de toutes les formes prises par l’écocide capitaliste me paraît obscur. Par exemple, l’appauvrissement de la biodiversité ne se laisse pas réduire à une perturbation des échanges entre les humains et le restant du vivant puisqu’elle met en jeu les interactions complexes entre éléments constitutifs des écosystèmes qui servent de biotopes au vivant, interactions qui en font précisément des systèmes écologiques et qui leur assurent aussi une large part d’autonomie relativement aux interventions humaines en eux, qu’elles soient perturbatrices de leurs conditions de reproduction ou non. Et si l’appauvrissement de la biodiversité pose problème, ce n’est pas seulement parce qu’il est susceptible de dérégler la chaîne alimentaire: l’appauvrissement des écosystèmes forestiers altère (diminue) tout aussi bien leur puissance en tant que puits de carbone (leur capacité à absorber du CO2 en en fixant le carbone), donc aggrave l’effet de serre d’origine anthropique. Enfin et surtout, la notion de «Grande Faille» ne nous dit absolument rien ni sur les modalités d’appropriation capitaliste de la nature via le procès de production (le procès de travail en tant qu’il est subordonné au procès de valorisation du capital), ni sur la manière dont l’exigence d’accumulation du capital est écocidaire.

        Sur le second point.
        La manière dont vous analysez le fonctionnement du procès de production capitaliste me paraît erronée. Dans une perspective marxiste, l’accumulation du capital résulte de la conjonction entre 1) la nécessité pour le capital dans son ensemble de répondre à la lutte des travailleurs pour réduire la durée et l’intensité de leur travail, améliorer leurs conditions de travail et augmenter leurs salaires en augmentant la productivité du travail; 2) la concurrence entre les capitalistes; et 3) le désir de chaque capitaliste de valoriser au maximum son travail, de manière à la fois absolue et relative. La recherche de gains constants de productivité est donc le ressort de l’accumulation du capital. Quand ces gains tendent à baisser, toutes choses égales par ailleurs, le taux de profit tend à diminuer et l’accumulation tend à ralentir, du moins le temps que le capital innove dans ces modes de produire (ce qui signifie toujours aussi de nouveaux modes d’exploiter le travail… et la nature) de manière à s’assurer une nouvelle dynamique de gains de productivité. En aucun cas, le capital ne peut trouver une solution, autre que temporaire, à la baisse de la productivité en augmentant les quantités produites.

    6. Émotion n est pas raison

      1) La destruction de Gaza et la destruction de Homs n’ont strictement rien a voir. Assad père et fils ont détruit Homs 2 fois: il s’agit d une tyrannie s’exerçant contre son peuple. C’est le sac de Béziers par l’armée royale contre les Cathares: “dieu reconnaîtra les siens”. Ou le massacre de 20 000 communards. Ou Guernica. La destruction de Gaza c’est la destruction d’une ville par une armée d’occupation. C’est Varsovie en 1944.

      2) Le qualificatif de terrorisme d’Etat ne s’applique pas à Gaza mais en Cisjordanie ou une armée régulière appuie ouvertement ou de facto les milices pogromistes de colons. Pour Gaza, c est l’Etat d Israël et son armée qui se livrent à des crimes de guerre contre des populations civiles à l’identique des crimes de guerre contre les populations soviétiques en 1941-5.

      Soyons précis. Pour combattre la barbarie il faut l’analyser, pas tout mélanger.

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